A côté des Jeux Olympiques, le quotidien de la ville de Londres

14 augustus 2012 Julia M. Free
Gift from Olympic God (Foto Julia M. Free)
Gift from Olympic God (Foto Julia M. Free)

Lundi, le 6 août 2012 – l'angoisse de l'attentat

Alors que chaque nation festoie en l'honneur de ses athlètes, la nervosité monte chez les riverains des différents sites olympiques. Les mesures de sécurité drastiques prises par les autorités n'y sont pas étrangères, et même un banal accident de voitures attire toutes les attentions.

Ce fut le cas pour la surchauffe du moteur de cette vieille camionnette à proximité du Parc Olympique: l'incident fut immédiatement considéré comme une potentielle attaque terroriste. Reste à savoir, si en temps normal, les services de sécurité londoniens auraient vu dans cet accident un possible attentat à la voiture piégée.

Pech nabij Olympic Parc (Foto Julia M. Free)
Une camionette accidentée à proximité du Parc Olympique, Londres. (Photo: Julia M. Free, août 2012)

Mardi, le 7 août 2012 – "Inspire a generation"

"Inspire a generation", le slogan des JO de Londres, est visible à chaque coin de rue. Même loin des sites olympiques. En Grande-Bretagne, les Jeux 2012 s'apparentent à un projet de société à part entière et d'avenir, dépassant la simple idée du sport. Même si le succès des sportifs britanniques inspire déjà de nouvelles vocations.

Et cela se traduit déjà dans les faits: les clubs de sport anglais assistent à boom dans le nombre d'inscriptions et d'affiliations. Le seul "British Cycle Clubs" a enregistré l'arrivée de 15.000 nouveaux membres à la suite de la médaille d'or gagnée par le cycliste Bradley Wiggins. D'autres associations sportives témoignent de la même tendance.

Cela fait près de huit ans que le pays se prépare à l'évènement, en investissant notamment dans des athlètes non issus de familles aisées, comme Ennis of Wiggins. Les résultats sont là puisque comme l'a calculé The Guardian, la moitié des médailles d'or britanniques ont été gagnées par des sportifs formés dans des établissements scolaires publics. Bien mieux qu'aux Jeux de Pékin en 2008.

Wimbledon Park (Foto Julia M. Free)
Wimbledon Park, Londres. (Photo Julia M. Free, août 2012)

Mercredi, le 8 août 2012 – Roger et Michael

Même si Roger et Michael habitent tous deux Londres, ils ont des avis bien différents en ce qui concerne les Jeux Olympiques. Roger, 47 ans, habite dans l'Ouest de la ville et travaille pour les Jeux. Michael, 54 ans et demandeur d'emploi, réside à proximité du Parc Olympique dans l'Est de Londres. La masse de visiteurs qu'attire les Jeux, ce n'est pas trop son truc.

Roger (47) zorgt als roadie dat de atleten krijgen wat ze nodig hebben. Hij dankt zijn job aan de Olympische Spelen. Hij woont echter niet in Oost-Londen, maar aan het andere eind van de stad: West-Londen.
Roger travaille comme assistant auprès des athlètes et se charge de leur fournir ce dont ils ont besoin. Les Jeux lui ont donné du travail. (Photo: Julia M. Free, août 2012)
Michael (54) woont naast het Olympic Parc. De bezoekers zorgen voor overlast, maar ook voor samenhorigheid. Al verwacht hij niet dat al die bezoekers voldoende zullen zijn om de kosten te dekken.
Michael habite près du Parc Olympique, et ne voit pas d'un bon oeil les nuisances dont sont responsables les visiteurs. Il ne pense pas que leur présence permettra de couvrir les coûts occasionnés par l'organisation de ces Jeux. (Photo: Julia M. Free, août 2012)

Jeudi, le 9 août 2012 - Tower Bridge Plaza

Juste à côte du célèbre Tower Bridge de Londres, auquel sont accrochés les anneaux olympiques, se trouve une petite place, la "Tower Bridge Plaza". Sur son sol, les riverains et les touristes dessinent à la craie des messages de soutien à l'attention de leurs athlètes. Une action spéciale, autorisée depuis le début des Jeux et jusque la fin des Jeux Paralympiques. Chaque soir, les dessins du jour sont effacés pour que ceux du lendemain puissent trouver place.

Tower Bridge Plaza (Foto Julia M. Free)
Un enfant dessine sur la Tower Bridge Plaza, Londres (Photo Julia M. Free, août 2012)

Vendredi, le 10 août 2012 - Les dons des dieux de l'Olympe

Avec le projet "Gifts from the Olympic Gods", Londres a tenu à évoquer l'histoire et l'origine des Jeux Olympiques. Entre autre, grâce à cette énorme réplique de près de trois mètres d'un poids standard lancé lors de l'épreuve du même nom.

Pour l'histoire, Platon considérait les arts et le sport comme un don des dieux. Pendant mille ans, les grecs se sont réunis tous les quatre ans afin de s'affronter dans des compétitions sportives dans la région d'Olympe, en Grèce. Se rendre à cet évènement s'apparentait à un pèlerinage, le Mont Olympe étant à l'époque le domaine des dieux grecs.

Gift from Olympic God (Foto Julia M. Free)
La sculpture "Gift from Olympic Gods", Londres. (Photo: Julia M. Free, août 2012)

Samedi, le 11 août 2012 - Hyde Park

Vendredi, Hyde Park a accueilli les 10km de nage en eau libre. Le Tunisien Oussama Mellouli a été le plus rapide, le nageur belge Brian Ryckeman était également de la partie. La course a attiré une dizaine de milliers de supporters.

Nager dans le lac "The Serpentine" n'apparaît pas comme si étrange lorsque l'on sait que tôt chaque matin, un petit plongeon dans cette étendue d'eau citadine est permis. Mais la qualité de son eau laisse parfois à désirer: Brian Ryckeman a d'ailleurs confié au magazine Humo que certains nageurs avaient été sérieusement malades l'année dernière, à la suite des tests qualificatifs pour cette épreuve.

Hyde Park (Foto Julia M. Fre)
La foule dans Hyde Park, Londres. (Photo Julia M. Free, août 2012)
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